Tomi Ungerer

C’est en Alsace que l’œuvre de Tomi Ungerer puise ses racines, malgré son tempérament de globe-trotter.
Une enfance alsacienne
Il est né en 1931, à Strasbourg, dans une famille d’horlogers. En 1935, après la mort de son père, sa famille part s’installer dans un village près de Colmar. Tomi n’a que trois ans mais il se souvient encore de son père le tenant dans ses bras alors qu’il lui montre les livres de sa bibliothèque.
En 1940, la maison et l’usine d’horlogerie familiale sont réquisitionnées par les Allemands. À la fin de la guerre, Tomi est à nouveau français.
La restauration de l’enseignement du français s’accompagne de l’interdiction de parler alsacien. Il vécut cette interdiction comme une profonde injustice.
Un globe-trotter
Il accumule les échecs scolaires et décide de partir en stop en Laponie en 1951.
Il multiplie les voyages, traverse l’Europe et fait son service militaire en Afrique du Nord. Malade, il est démobilisé en 1953. Il rentre à Strasbourg et s’inscrit aux Arts-Décoratifs d’où il se fait renvoyer pour indiscipline.
Une œuvre prolifique
Avec 60 dollars en poche et “une cantine de dessins et de manuscrits” (citation de Tomi Ungerer), il part pour les États-Unis en 1956. Il
rencontre Ursula Nordström des éditions pour enfants Harper & Row. Elle lui donne sa chance : il publie près de quatre-vingts titres en dix ans.
En 1960, il collabore avec Diogenes Verlag, éditeur zürichois où seront publiés la majorité de ses livres.
Mais ce sont ses activités de publicitaire et notamment d’affichiste qui lui apportent la notoriété : ses affiches contre la guerre du Viêt-Nam sont très connues.
Il est également connu comme satiriste et dessinateur humoristique (pour adultes).
En 1970, il rencontre Yvonne Wright à New York et l’épouse l’année suivante. Il partent s’installer en Nouvelle-Ecosse, au Canada.
En 1976, ils s’installent en Irlande où naît leur première fille, Aria. En 1978, naît leur fils Lukas et Pascal en 1980.
Il obtient en 1998 le Prix Hans Christian Andersen, la plus haute distinction pour un auteur-illustrateur de livres d’enfants.
Son œuvre est riche de 30 000 à 40 000 dessins.
Lire la critique de l’album les Trois Brigands.
Citoyen de cœur de Strasbourg
En 1975, il fait une première donation de son œuvre et de sa collection de jouets à la ville de Strasbourg. Elle est suivie de plusieurs autres.
Depuis les années 1980, il s’investit énormément pour l’amélioration des relations franco-allemandes et dans la préservation de l’identité, du particularisme et du bilinguisme en Alsace.
En 1988, il dessine les plans d’un monument pour le bimillénaire de Strasbourg, « l’Aqueduc de Janus ».
En 2007, il fait don de sa bibliothèque personnelle, soit plus de mille cinq cents ouvrages, à la ville de Strasbourg qui ouvre un Musée Tomi Ungerer, Centre international de l’Illustration.
Télécharger la bibliographie des oeuvres pour la jeunesse de tomi ungerer.

Willer Thérèse dit :
juin 5th, 2009
10 h 06 min
Bonjour,
Bonjour,
Je viens de lire la biographie de Tomi Ungerer que vous avez mise en ligne. Je me permets de vous informer que le Musée Tomi Ungerer-Centre international de l’Illustration a été créé en 2007 à Strasbourg, et qu’il conserve un fonds d’onze mille dessins originaux, présentés par rotations de manière permanente. Vous trouverez tous les renseignements nécessaires sur le site http://www.musees-strasbourg.org (Musée Tomi Ungerer). Vous y trouverez également des renseignements sur la biographie de l’artiste.
Cordialement, Thérèse Willer
Mike dit :
juin 9th, 2009
3 h 12 min
Hey, nice post, very well written. You should blog more about this.
YD dit :
septembre 21st, 2009
8 h 08 min
Tomiscope
je vous signale qu’il existe une association des amis de tomi Ungerer
association-tomi-ungerer@orange.fr
et un site : http://www.association-tomi-ungerer.eu
nous éditions une revue dont le n°10 vient de paraître
j’en suis le rédacteur en chef
yd
Anonyme dit :
décembre 24th, 2009
21 h 08 min
tomi racote des histoire les deux brigans ko